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Le développement du pouvoir
Les pouvoirs d’être et d’agir sur soi

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Le pouvoir d’être

     La notion de pouvoir traduit la présence des pulsions de vie à la base de tout élan vital. Elles puisent leur énergie dans les ressources que recèle l’agressivité qui, dans sa racine étymologique, signifie ¨aller vers…¨, ¨se diriger vers…¨. Du nourrisson qui hurle l’urgence de la satisfaction de ses besoins en passant par le jeune pubère, qui clame haut et fort le droit (le besoin) à son autonomie décisionnelle, et par l’adulte qui oeuvre à l’acquisition de son identité ou qui s’insurge avec une colère bien canalisée contre un pouvoir qu’on cherche à lui imposer, la conduite humaine traduit avec constance et de multiples façons la présence d’un pouvoir, de sa naissance à sa mort.

     Alors que le pouvoir d’agir sur soi ne peut que s’acquérir au fur et à mesure de la croissance vers la maturité, le pouvoir d’être quant à lui est présent dès la naissance : il est une donnée initiale du développement et connaît des fluctuations en fonction tant de l’impact du monde extérieur sur l’enfant (et sur l’adulte, bien sûr) que de la puissance émergeant des besoins, désirs et pulsions qui meublent sa vie intérieure. Il circule entre différents paliers d’intensification que sont les pouvoirs d’être, de s’exprimer, de s’affirmer, de revendiquer, l’agression et la violence, pour prendre également les couleurs de la colère, la rage, la haine et la vengeance, des affects (ce qui est ressenti) traduisant tous différents niveaux d’amplification de l’instinct de l’agressivité.

     Correspondant à la parfaire liberté d’être et essentiel à la protection de la santé mentale, ce pouvoir inné d’être soi se doit d’être préservé et ne souffrir en aucun temps d’une répression indue, compte tenu qu’il assume la libre circulation de l’énergie vitale et de l'équilibre dynamique. Si la gestion de ce pouvoir doit bien sûr subir un raffinement lors de la socialisation de l’enfant, en aucun temps ce volet éducatif ne doit-il interférer de façon à conduire l’enfant à une sensation traduisant le moindre danger de demeurer soi au travers l’expression libre de son pouvoir d’être.
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© Gilbert Richer. Tous droits réservés 2004 - 2012
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